
J’écris ces lignes le 28 mars 2020. Nous vivons actuellement la deuxième semaine de la quarantaine. Enfin, je crois. C’est fou comme on perd le sens du temps. J’ai de la difficulté à nommer la journée. Le Québec est confiné à la maison. Incroyable comme situation. On se croirait dans un film d’horreur. Tout est fermé ou presque. Je ne pensais pas de mon vivant vivre une situation comme ça. Tout est tellement surréaliste. Les rues désertes, les restaurants vides, les hôpitaux pleins, les policiers sur le qui-vive.
Toujours plus haut
J’ai regardé LCN, on était à plus de 2000 personnes atteintes du virus au Québec. Je me répète, mais c’est un vrai film d’horreur. Tous les jours, il y’a une nouvelle conférence de presse, des nouveaux chiffres et des nouveaux morts. Selon le devoir du 26 mars 2020, plus de 500 000 personnes sont atteintes à travers le monde. On est à un point ou les médias servent à répandre la peur plutôt que l’information. Je me demande quelles seront les prochaines mesures et à quel point le confinement va devenir encore plus strict.
La bonne chose dans tout ça est que je travaille encore. Contrairement à tant de personnes, je n’ai pas besoin du chômage. C’est l’un des avantages de travailler dans les télécommunications. Je suis essentiel. J’ai même eu une augmentation. Probablement que ma patronne se sent mal de nous faire travailler dans la situation actuelle. En plus, mon emploi n’a jamais été aussi facile. Presque plus personne ne sort.
Faut pas perdre la tête
Sinon à part pour travailler je ne sors pas. J’en profite pour faire des trucs dans mon appartement. J’ai fait du ménage, de la cuisine du rangement. Bref, les trucs que normalement je n’ai pas envie de faire. Tranquillement, je regagne la forme en m’entrainant tous les jours. Je plains mes amis qui sortaient ou qui avaient une vie sociale chargée. C’est sûr que pour eux la situation est difficile.

crédit : medicalexpress
Pour ma part, ma vie n’a pas changé. Je suis quelqu’un de très casanier. J’adore être chez moi et lire des livres, jouer à des jeux vidéos, regarder des séries ou des films, etc. Je fais juste continuer à faire ce que je faisais avant. Aucune vraie différence avec avant. Sauf que je vais moins au restaurant. Finalement, les mesures d’isolement ont du bon. J’épargne de l’argent et j’ai plus besoin de me trouver des excuses pour ne pas sortir.
