
Ça fait maintenant 3 ou 4 semaines que l’université est fermée à cause du virus Corona-19. Pendant que je fais certains travaux, j’ai commencé à penser à mon parcours scolaire qui est assez atypique. Je détestais l’école quand j’étais au secondaire. En fait, j’ai presque décroché. Mais ma mère ne voulait pas. Une chance. Grâce à elle, je peux dire que je fais partie des 89 % de Québécois avec un diplôme d’étude secondaire.
Une fois gradué, j’ai été au cégep en science humaine. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie. Donc le programme semblait parfait pour moi. Ma première session fut assez décevante académiquement, mais excellente pour les lendemains de veille. Peu de sommeil et peu de classes. Bref, mes notes ont souffert.
Retour aux sources
Après deux ans dans le programme, j’ai décidé de faire autre chose. Je me suis donc inscrit au DEC de Travail social. J’ai fait tout le programme, mais j’ai quitté avant la fin de mes stages. Faire une dépression à 22 ans n’était pas dans mes plans. À ce moment, j’ai décidé de quitter l’école. 5 ans au cégep et 0 diplôme. Disons que j’en avais assez. J’ai donc commencé à travailler. Mais après 4 ans à être temps pleins, j’ai voulu retourner à l’école.
J’ai donc fait un DEC en communication. Encore le cégep. Puis, j’ai enfin commencé l’université. J’ai fait un certificat en publicité. Actuellement, je fais un certificat en relation publique. Je suis loin d’avoir terminé mes études et combles de l’ironie, je ne sais toujours pas ce que je veux faire plus tard. Mais j’aime ce que je fais.
Jamais trop tard
Je ne regrette rien de mon parcours. J’ai appris beaucoup de choses sur moi et sur qui je suis. Je suis d’ailleurs un bien meilleur étudiant à 30 ans que je l’étais à 18. Mais je déplore le manque d’encadrement scolaire que j’ai eu. Et surtout, la pression de devoir, choisir sa carrière aussi jeune. C’est difficile à 17 ans de choisir ce qu’on veut faire de sa vie. En fait, selon moi c’est impossible. J’ai changé en 10 ans. Et je vais continuer de changer, de m’adapter, d’évoluer. Ça fait partie des plaisirs de la vie. Mais ça rend difficile nos choix. Ce n’est pas surprenant qu’autant de personnes aient une crisse de la quarantaine. La bonne nouvelle c’est qu’avec mon parcours, je me dis que j’ai déjà eu cette crise.
