
– Devine quoi, je vais au Mexique.
– Ha oui ? Moi je vais en France.
– Cool, moi je vais à Cuba.
Moi je vais où ? Nulle part. Je reste chez moi. Et j’en suis très content. Contrairement à tout le monde, je n’ai pas le goût de voyager. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai jamais eu le goût de partir explorer le monde. J’ai de nombreux amis qui partent en voyage dès qu’ils ont assez d’argent. Mais pour moi, l’idée de partir me laisse complètement indifférent. Je suis dans la minorité. Selon un article de statistique Canada, en 2019 il y a eu plus de 12 millions de voyages outre-mer. Et plus de 43 millions de voyages aux États-Unis. Tandis que moi, j’étais assis paisiblement dans mon divan. J’étais aussi couché dans mon lit.
Sorry not sorry
J’ai un peu de difficulté à comprendre pourquoi tout le monde semble capoter à l’idée de voyager. Une de mes bonnes amies me dit que c’est tellement plaisant de découvrir des nouvelles cultures et de voir des choses qu’on ne voit pas ici. Et j’imagine que c’est vrai. Mais en même temps, je peux faire une recherche YouTube et m’informer sur ces cultures sans devoir payer 1000 $ pour un billet d’avion. Je conviens que ce n’est pas un bon argument et je suis très conscient que l’expérience n’est pas la même. Mais quand même, quand je vois mes amis dépenser des sommes astronomiques pour partir deux semaines en voyage ça me fait capoter.
Vive le train
En même temps, ce n’est pas comme si je n’étais jamais sortie du pays. J’ai eu la chance de voyager quand j’étais jeune. J’ai vu la France une dizaine de fois sans compte de nombreux autres pays d’Europe. C’est peut-être pour cette raison que j’ai pu vraiment envie de partir à l’étranger. Mes parents m’ont trop gâté. Je sais, je dis n’importe quoi. Ce qui est ironique est qu’au moment d’écrire ce blogue, je suis en train de commencer la préparation d’un voyage avec ma copine. La traversée du Canada en train. On verra bien ce que ça va donner. Ça va peut-être me donner la fameuse piqure du voyageur.

